blog de poésies d'antan et d'aujourd'hui, classiques, lyriques, un voyage de l'âme et du coeur à travers le temps. (Musiques -vidéos- peintures ou images), accompagnent toujours mes écrits. Un ensemble artistique pour poser un regard nouveau sur la poésie qui à elle seule est Muse parmi les muses depuis la nuit des temps.
Histoire Le duc de Milan, Prospero, après avoir été déchu et exilé par son frère, se retrouve avec sa fille Miranda sur une île déserte. Grâce à la magie que lui confèrent ses livres, il maîtrise les éléments naturels et les esprits ; notamment Ariel, esprit positif de l'air et du souffle de vie ainsi que Caliban être négatif symbolisant la terre, la violence et la mort.
La scène s'ouvre sur le naufrage, provoqué par Ariel, d'un navire, portant le roi de Naples, son fils Ferdinand, ainsi que le frère parjure de Prospero, Antonio. Usant de sa magie et de l'illusion, Prospero fait subir aux trois personnages échoués sur l'île diverses épreuves destinées à les punir de leur traîtrise, mais qui ont également un caractère initiatique. En fin de compte, Prospero se réconciliera avec son frère et le roi, mariera sa fille avec Ferdinand, libérera Ariel et Caliban puis renoncera à la magie pour retrouver son duché.
Les personnages de La Tempête se sont élevés aujourd'hui à un rang presque mythique : représentés, cités, repris, mis en scène par nombre d'artistes dans leurs œuvres, ils incarnent et symbolisent avec une grande richesse des comportements et sentiments humains.

(Peinture de John William Waterhouse :
« Miranda dans la tempête »
Voici venir la tempête,
Rugissante, fracassante !
Voici venir en une quête,
Une bataille, déferlante !
Quelle vérité y découvrir ?
Dans cette tempête, Zéphire ?
Mortels ! Les flots du bien, du mal,
Errent aux rives abyssales !
Ô Miranda, quelle agonie !
Demeurer en cette île ! Exil !
Châtiment cruel des esprits !
Sentiments des hommes, si vils !
Pauvres clowns ! Vous enviez pouvoir,
D’un monde qui se veut nouveau !
Saluez tous les faux espoirs,
Rejetez, foi, pour les fléaux !
Voici venir la tempête,
Quand la raison perd la tête !
Voici venir cet orage,
Du cœur de vos marécages !
Monde utopique, croyances !
Ignorants de la providence !
Sur une île abandonnée,
Le pardon surgit, oublié !
Ô Miranda ! Fuis le complot !
Des scélérats et tous leurs maux !
Trouve la vertu, la sagesse,
Là, où l’Amour est toute liesse !
Ô nature civilisée !
Côte à côte, le bien et le mal,
Tes visions sont à maitriser !
Afin d’engendrer l’idéal !
Ô Miranda ! L’Amour est roi,
Sur un cœur blessé qui s’enfonce !
Eloigne-toi, de toutes ces ronces !
Fais de ton île un bel endroit !
Voici qu’arrive l’accalmie…
Ô nuages ! Chassez la magie !
Mortels ! Réconciliez la vie !
Aux naufrages de toutes lies !
Ô Miranda !
Voici venir enfin l’Amour...
CorpsRimes

(Peinture de John William Waterhouse :
"La tempête"