blog de poésies d'antan et d'aujourd'hui, classiques, lyriques, un voyage de l'âme et du coeur à travers le temps. (Musiques -vidéos- peintures ou images), accompagnent toujours mes écrits. Un ensemble artistique pour poser un regard nouveau sur la poésie qui à elle seule est Muse parmi les muses depuis la nuit des temps.
“ Sicut enim majus est illuminare quam lucere solum ; mauis est contemplata aliis tradere quam solum contemplari. ”
(Thomas d'Aquin (1225-1275), « De la contemplation » )

‘L’astronome » de Gerrit Dou (Clair-obscur)
(Peintre Hollandais)
1650 - 1655
Voici venue la nuit ! A la lumière d’une chandelle,
L’astronome et son globe céleste, guide, veille,
Tel un savant, humble, devant son savoir, éclaire,
L’âme des hommes, sur le chemin de tous les mystères !
Le rideau de la connaissance s’ouvre…vers cet univers,
Sur la table, un livre posé, de« Metius » grand ouvert,
La connaissance de l’astronomie, la géométrie…
Sa découverte nous emmène vers un voyage infini…
Au seuil de toutes nos contemplations, une introspection,
Nous achemine vers la dualité d’un clair-obscur,
Des rives célestes, qui mènent vers la compréhension
Parfaite de l’équilibre d’un monde de ses mesures…
Ô astronome ! Contemple la nuit, les astres, le ciel !
Toi qui accède par la science, au monde des merveilles !
Eclaire, par ton savoir, nos pauvres âmes qui s’éveillent-
Vers ta lumière, loin de toutes vanités qui sommeillent !
Sommes-nous que simples mortels dont la vie éphémère,
N’est que cheminement, aux bourbiers de nos colères ?
Tel ce sablier, penché, en équilibre instable,
La vie, n’est que bout de chandelles, consumées en flammes !
Voici venir la nuit… et bientôt, l’aube d’un nouveau jour,
Pourtant, l’astronome veillera en ses livres toujours !
De sa lunette astronomique, sa vision des astres,
Se transcrira sur ses feuillets, bannissant, l’erreur néfaste !
Car en ce monde, il ne suffit point seulement de briller !
De par une intelligence si soi-disant vénérée !
Transmettre à ce monde, notre propre vision révélée,
Devenir astronome aux profondeurs de toutes vérités !
Contemplons devant une peinture, la beauté de l’âme,
Mis en lumière dans un clair-obscur, qui nous enflamme,
Vers de lointaines nébuleuses, secrètement cachées…
Que, seul, l’astronome, dans sa nuit, se plait à explorer !
CorpsRimes
« L’astronome, dit aussi l’astrologue »
Johannes Vermeer (1632–1675)
