blog de poésies d'antan et d'aujourd'hui, classiques, lyriques, un voyage de l'âme et du coeur à travers le temps. (Musiques -vidéos- peintures ou images), accompagnent toujours mes écrits. Un ensemble artistique pour poser un regard nouveau sur la poésie qui à elle seule est Muse parmi les muses depuis la nuit des temps.

Artiste peintre Jean Beraud "Figaro de rêves"
Peintre impressionniste
né le 12 janvier 1849 à Saint Pétersbourg
et décédé le 4 octobre 1935, à Paris
Peintre de "La belle époque"
Poème écrit en 2013.
Merci de lire avec la musique.
Il me plait d’imaginer mon tendre ami,
Qu’en ce jour de diffusion de votre journal,
Vos pages honorent en ce jour de mercredi,
De grands auteurs littéraires dans la capitale !
Je vous imagine, là, dans la chaleur douce,
D’un bel après-midi à rédiger vos pages,
Dégustant de belles oranges aigres-douces,
Ainsi mon âme voyage, vers vos paysages !
Vous, mon bel amant, arpentant rues et pavés,
De ce Paris, en pleine effervescence, beauté !
À la recherche de grands reportages pour vos
Chroniques mondaines et vos bons goûts musicaux.
Accoudée sur un petit muret de pierres, l’ombre,
Me protège des rayons trop chauds de ce soleil,
Mon visage malgré la pénombre, n’est point sombre.
De penser à vous, voilà que mon esprit s’éveille !
Je songe à tous ces grands événements politiques !
Qui divisent la société par toutes leurs critiques ?
Et cette affaire Dreyfus, relatée par Zola,
Anatole France, dénonce une erreur et le soutiens !
Cependant, il fait bon de vivre, s’amuser !
Dans les théâtres, guinguettes ! Plaisirs retrouvés !
Me promener avec vous, le long des boulevards,
D’admirer ce peintre Renoir, ses œuvres d’art !
Je dois vous dire mon ami, quelle belle époque !
Une ère riche, prospère, dont votre journal évoque !
Bientôt, en amoureux, nous irons écouter
Debussy ; valser au bal à ne s’en lasser !
En vous attendant, je lis ce Victor Hugo,
Baudelaire, leurs poésies ! Près du ruisseau,
Je sens votre présence, le temps paraît moins long,
Sur mes lèvres, je fredonne notre chanson…
J’ai mis des fleurs, dans ce beau vase d’Emile Gallé.
Que vous m’avez offert, en fiançailles déclarées.
Moi qui aime l’Art Nouveau, ses fleurs colorées,
Je ne peux que vous aimer, mon bien-aimé !
Ô, mon ami ! Il faut que je vous dise aussi,
Que lorsque je prenais ma pose, rêvant ainsi,
Un peintre vint à passer et fit mon portrait.
J’ai rougi, à la vue de l’œuvre et son attrait !
Vous verrez mon cher, Madeleine va vous surprendre !
Ce peintre n’est autre que l’illustre Jean Béraud !
Votre fiancée dont le cœur n’est plus à prendre,
Fût honorée d’être le modèle, d’un grand renom !
Il m’a soupiré à mes douces oreilles,
Que cette toile, rejoindrait son exposition !
Ô, mon Dieu, Ernest ! N’est-ce point une pure merveille ?
Je serai célèbre, en vos pages du Figaro !
Quelle belle époque !
CorpsRimes

"Mme MONET lit le Figaro",
tableau
de Pierre Auguste Renoir