blog de poésies d'antan et d'aujourd'hui, classiques, lyriques, un voyage de l'âme et du coeur à travers le temps. (Musiques -vidéos- peintures ou images), accompagnent toujours mes écrits. Un ensemble artistique pour poser un regard nouveau sur la poésie qui à elle seule est Muse parmi les muses depuis la nuit des temps.
Two Steps From Hell - "Benedictus"
Sonia Verdu
« La vie est un chapelet de minutes »
(Citation de Paul Reynaud)
Se peut-il que mon âme en capture,
Puisse renaître au-delà des parjures ?
Aux murs cloîtrés de toute solitude,
Au corps corseté, emmuré de drapures...
Une âme en incandescence...
Qui cependant brûle au creux de ce monde,
Dans son silence ! Si vivante, si profonde !
Calligraphie d'une vie, passions mutilées...
Poétique tissée, aux dentelles profanées...
Les ombres véritables du temps demeurent...
Et pourtant ce temps s'écoule en heures...
Aux hachures de mes pensées, tous mes maux,
Suintent aux strates invisibles de mon enclos...
Recluse, en ma tour, où volent hirondelles
Sur mes poèmes, en battements d'ailes...
Mortelle ! Si mystique de par son verbe...
Enluminure de mes vers en gerbe...
A travers mon regard, passent tant de visions !
En fontaines résurgentes d'émotions !
Ne riez point de votre liberté !
Vous ne savez ce qu'est, une prison dorée...
Fallait-il un isolement, claustration,
Pour créer toute lave en fusion ?
Voler libre, tels mes messagers, oiseaux,
A la rencontre d'une âme en floraison...
Fébrile dans mes désirs en pulsations...
Humble, effacée dans mes incantations,
Je ne suis qu'humaine en toutes perceptions...
Si proche de vos douleurs et lamentations...
Une recluse incandescente...
Du puits de ses brumes, résonne "Bénédictus"...
Mortels ! Ne riez point en vos sombres rictus...
CorpsRimes
"J’étais morte pour la Beauté –mais à peine
M’avait-on couchée dans la Tombe
Qu’un Autre – mort pour la Vérité
Etait déposé dans la Chambre d’à côté –
Tout bas il m’a demandé « Pourquoi es-tu morte ? »
«Pour la Beauté », ai-je répliqué
«Et moi –pour la Vérité –C’est Pareil –
Nous sommes frère et sœur », a-t-il ajouté –
Alors, comme Parents qui se retrouvent la Nuit –
Nous avons bavardé d’une Chambre à l’autre –
Puis la Mousse a gagné nos lèvres...
Et recouvert nos noms..."
Emily Dickinson, 1992, Escarmouches, Orphée-La Différence