blog de poésies d'antan et d'aujourd'hui, classiques, lyriques, un voyage de l'âme et du coeur à travers le temps. (Musiques -vidéos- peintures ou images), accompagnent toujours mes écrits. Un ensemble artistique pour poser un regard nouveau sur la poésie qui à elle seule est Muse parmi les muses depuis la nuit des temps.
« Psyché ranimée par le baiser de l’amour »
Antonio Canevas
Il est un mythe, que je vais vous narrer,
Le bel amour d’Eros et de Psyché !
Car de ces légendes, je suis passionnée !
Et ma plume heureuse de vous conter…
« Il était un roi qui avait trois filles,
Toutes de grandes beautés ! Une famille,
Dont on aurait pu dire : belle connivence !
Mais, souvent trompeuses sont les apparences !
Les deux sœurs aînées, trouvèrent époux,
Psyché, fort belle, n’en n’eut point du tout !
Les hommes la contemplait et l’admirait,
Telle Aphrodite ! Sa beauté effrayait !
Terrible sacrilège d’être une déesse !
De là naissent les maux et les détresses !
Telle la jalousie, au cœur d’Aphrodite,
Offensée, elle voulut détruire la maudite !
Eros, dieu de l’amour, se voit confier
Une mission : celle de rendre amoureuse,
Psyché, mais d’un mortel le plus laid !
Dont l’âme ne soit que miséreuse !
Comment l’Amour ouvrit la porte des ardeurs
De ce dieu ? On dit que c’est par une flèche,
Qu’Eros fut saisis d’un grand bonheur,
L’antre de son cœur, connue une brèche…
Le père de Psyché, las, désespéré,
Alla vers Apollon, pour le supplier !
La Pythie, elle, ordonna de l’abandonner,
D’une colline, un serpent l’y emporterait !
C’était sans compter sur Zéphyr,
Le dieu du vent, qui souffla sa brise,
Psyché fut déposée dans une vallée,
Près d’un palais, un lieu enchanté !
Après un festin, elle s’endormie, épuisée…
Eros, se glissa, amoureux à ses côtés…
De folles étreintes naissent, passionnées !
Toutes les nuits, deux âmes, deux corps liés…
Mais point de visage sur l’être aimé !
Rien ne brise le bonheur des amants !
Si ce n’est que ses sœurs, la jalousant,
Insinue en son cœur un poison violent !
Celui, d’être aimé par un monstre terrifiant…
Psyché, apeurée, veut percer le mystère
Munie d’une lampe à huile, elle éclaire,
Le visage de son aimé, oh merveille !
Une beauté radieuse, sans pareil !
Une goutte d’huile tombe sur le beau corps
D’Eros. Trahit, il s’enfuit aux aurores…
Folle de chagrin, au bord d’une rivière,
Psyché se jette avec larmes amères…
C’est là que le dieu Pan, l’y délivre,
Lui conseille de reconquérir l’amour,
D’Eros ! D’aller vers les rives qui enivrent,
D’ouvrir son cœur, son âme pour toujours…
Après un long voyage, voici un temple,
Aphrodite, sur son trône, la contemple…
Subir des épreuves, sera sa délivrance !
Triste sort que cette pénitence !
Au bout de ces épreuves, il en reste une,
Mais fatiguée, épuisée, la lune,
Lui renvois son image, du haut d’une tour,
Psyché veut en finir avec la vie pour toujours…
Mais la tour lui parle, lui confie le secret,
Pour recueillir la parcelle de beauté,
De la Reine des Enfers ! Psyché
Y parvient, curieuse, ouvre le coffre sacré…
Un profond sommeil plonge notre déesse,
Sur les rives de la mort, nulle allégresse !
Un voyage sans retour, dans ce pays,
Où les âmes errent, se lamentent à l’infini…
Qui a dit que l’Amour n’unissait pas,
Deux âmes liées à jamais ici-bas ?
Eros, prisonnier du palais de sa mère,
S’échappe, il croit Psyché aux enfers !
Pourtant, il la retrouve, la ranime,
Avec la pointe d’une de ses flèches,
Et de ses lèvres, éloigne les abîmes,
L’Amour est un nectar qui ne se desséche !
Psyché et Eros unissent leur vie,
Ont une fille, à la beauté infinie !
Un prénom à faire damner les déesses !
Volupté ! Quels désirs fait de liesses !
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