• Nous sommes orphelins

      

       

    Thomas Benjamin Kennington

    "Orphans" -1885 

     

     

    "Nous sommes les orphelins aux pieds nus,

    Quémandant notre pain dans les sombres rues,

    Le cœur égaré par la tristesse,

    D’un monde privé de toute tendresse". 

     

    Au nom de la folie des hommes, guerres

    Et crimes sont semés au vent d’une terre,

    Qui pleure l’abandon de ses enfants...

    Ô innocence ! Tu erres la nuit, sans parent !

    Pour demeures : orphelinats, monastères,

    Sentiers de terre, sont "exils" pour repères !

    Au cœur de la nuit ! Splendeurs de vos prières,

    Lyre de vos chants en espoirs, de lumière ! 

    Des océans de larmes baignent les tombes,

    Où dorment à jamais vos blessures profondes ;

    Rêves brisés au seuil de toutes vos aurores... 

    Compagnons du soleil, lune, pour trésors.

     

    Orphelins sur les chemins, sans famille...

    Fantômes errants, dans les ruines des villes !

    Où les peines, les larmes, de tant d’affliction,

    Jaillissent de vos yeux, aux cimetières, tombeaux !

     

    Vous êtes, les oubliés ! Victimes d’un monde,

    Où vos traces de pas, vos âmes, sont vagabondes ;

    Martyres engendrés par les folies, les fléaux,

    D’une Humanité qui agonise sous vos yeux ! Ses maux !

     Sur ces chemins de pierres, si désertés,

    Orphelins, vous vous tenez la main.

    Gamins oubliés, par les crimes, atrocités !

    Se serrant les coudes, pour meilleurs lendemains… 

     

    Témoins !

    Survivants !

    En nos larmes,

    Du sel de la terre...

     

    "Au cœur de notre nuit sans fin !

    Si froide soit-elle,

    Si noire

    Soit-elle,

    "Nous sommes vos racines, orphelines,

    Abandonnés de vos mémoires !

    Dans l'enfer des Hommes, leurs "sentiers de gloire" !

     

     CorpsRimes

     

    Nous sommes orphelins00054472

     

     

    photographie Sebastiao Salgado

     

     

    « Dieu ! Pourquoi l’orphelin dans ses langues funèbres

    Dit-il « j’ai faim ». L’enfant n’est-ce pas un

    Oiseau ? Pourquoi le nid, à t’il ce qui manque

    Au berceau ? »

    (Victor Hugo : « Les contemplations »)

     

     

    Image illustrative de l'article Jeune orpheline au cimetière

    Eugène Delacroix - 1824

    "Jeune orpheline au cimetière"

     

     

     

    « L'Ange noirLe feu de ton cœur »
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  • Commentaires

    17
    Mardi 10 Mars 2015 à 08:35

    Quand donc la barbarie des hommes cessera-t-elle de créer  des orphelins???


    Poème poignant!

    16
    Lundi 24 Novembre 2014 à 02:58

     

    Ma douce Corinne,

    Que d'émotions subtiles en tes écrits, offrandes du coeur à ceux qu'on ne veut pas voir, pas écouter, pas remarquer dans le grand élan du monde de compétition et de consommation dans lequel nous évoluons! Enfants en sanglots, rejetés, désavoués, punis pour avoir perdu leurs parents, enfants que tant de coeurs seraient prêts à aimer mais quand on voit le parcours du combattant auxquelles sont confrontées les personnes qui veulent adopter un enfant... on se dit que la cruauté est vraiment là, au coeur de la société avec tous ces règlements obsolètes et ses fausses volontés d'aider ceux qui souffrent!

    Enfants jetés contre les murs de la vie, emportés par la marée de l'oubli et ramenés dans les filets de la culpabilité, de temps à autre... je prie pour eux, pour que leur destin s'éclaire.

    Que ton poème est beau...

     

    Merci beaucoup mon amie, pour tes paroles de réconfort déposées sur mon blog, paroles aussi douces et ardentes que les dernières nuances de l'automne qui sont un enchantement. Les tons ont mûri, ils expriment leur alchimie écarlate, dorée, caramel, rouille, topaze, mordorée... C'est un régal pour les yeux et pour l'esprit, c'est une ambroisie poétique, une rencontre privilégiée avec la Nature qui semble jeter ses derniers feux dans la bataille avant que l'hiver nous apporte sa beauté crépitante et givrée.

     

    J'espère que tu vas pour le mieux, je pense fort à toi, tu le sais, et que le mois de novembre t'a apporté de belles choses.

     

    Je retrouve l'univers des blogs avec beaucoup d'émotion, mes ami(e)s m'ont manqué, les semaines se sont vite écoulées mais j'avais ce petit pincement au coeur... Les fêtes arrivent à grands pas, c'est fou, je n'ai pas vu le temps passer ! Merci beaucoup pour tes adorables petits mots et tes pensées d'amitié, je suis très touchée...

     

    J'ai commencé pour ma jambe droite (je ne pouvais plus marcher) une rééducation depuis plusieurs semaines. J'en ai encore pour plusieurs mois. J'ai aussi retrouvé l'usage de mon poignet droit, blessé si souvent pendant les crises, je fais attention mais je peux à nouveau faire des choses, je suis contente.

     

    Les premières séances ont été très douloureuses, j'avais des petites hémorragies internes un peu partout dans la jambe, la hanche tordue, le genou déboîté à quatre endroits, le tibia et la cheville de travers. L'épilepsie ne m'a vraiment pas ratée. Le praticien est confiant pour mon genou et ma hanche mais fort inquiet pour ma cheville qui est complètement sortie de son axe. Le ligament a été déchiré et plié plusieurs fois et il est bien difficile de pouvoir intervenir dessus. Il essaie malgré tout, en douceur. Il faut être patient. C'est un monsieur qui travaille avec des polytraumatisés, il a beaucoup de gentillesse, d'empathie et il est ami avec le chirurgien spécialiste des maladies neurologiques orphelines qui m'a opérée en 2006 et qui va me réopérer dans quelques temps.

     

    Je te fais de grosses bises, excellente semaine et amicales pensées ! Merci encore pour ce magnifique poème, tes mots d'amitié et la douceur de ta rose...

     

    Cendrine

     

    15
    Lundi 17 Novembre 2014 à 10:32

    je passe t'embrasser ma Corinne, belle journée

    joelleGifs

    14
    Dimanche 16 Novembre 2014 à 23:08

    Je viens de relire ton poème et je ressens toujours autant d'émotion

    Belle semaine dans ta Lorraine ma chère Corinne

    doux bisous comme des pétales de rose

    ta Lili-Marlène  (sourire)

    13
    Samedi 15 Novembre 2014 à 06:22

    Le temps de relire et faire un petit coucou.....


    Bon et doux Samedi CORPSRIMES


    Bisous


    timilo

    12
    Mardi 11 Novembre 2014 à 14:04

    je relis et je pense... à toute cette misère humaine, toute cett-e dérive...

    je t'embrasse ma Corinne prends soin  de toi, ici toujours pluie ....

    joelle arums mauves

    11
    Mardi 11 Novembre 2014 à 06:44

    C'est toujours du bonheur de relire ta poésie....

    Toujours ému après...

    Douce journée Corpsrimes

    Bisous

    timilo

    10
    Lundi 10 Novembre 2014 à 20:42

    Victimes des dérives d'une humanité sans coeur...Seuls dans un univers peu attrayant sans point de repère...Ils errent sans fin...

    Touchant poème, chère Corinne...Bises et belle fin de journée

    9
    Dimanche 9 Novembre 2014 à 12:33

    ce poème me touche ma Corinne, tant d'orphelins dans ce monde !!! pourquoi tant de misère affective et sociale et on va dire aussi pécuniaire,la vie est ainsi faite, plus nous avançons dans le temps, plus tout devient précaire

    jolis mots que tu emploies et joli texte

    je t'embrasse bon dimanche j        joelle

    8
    Dimanche 9 Novembre 2014 à 10:22

    Bonjour douce amie. Seule au monde mon dieu que cela doit étre triste. Je ne connais pas , je suie heureusement  trées entourée. Il fait trés triste ce matin en Sologne. Je réchauffe mon inter rieur avec mes dernière jolies roses. Merci pour ce trés beau billet. J'espére que tu vas bien. L'automne et vraiment la. Je te souhaite un bon st doux Dimanche

    Je t'embrasse trés fort .

                  http://jardinpassion41.canalblog.com

    Je ne passe plus sur ekla. cela me fait trot.  Je ne suie pas trot présente .

    7
    Dimanche 9 Novembre 2014 à 06:40

    Les enfants orphelins sont le fruit de 'humanité, sachons les faire grandir comme s'ils étaient les nôtres...

    Joliment écrit ce poème, il me touche.

    Bon et doux Dimanche Corpsrimes

    Merci pour tes merveilleux commentaires

    Bisous

    timilo

    6
    Dimanche 9 Novembre 2014 à 00:21

    et le problème c'est qu'ils sont de plus en plus nombreux ces orphelins avec toutes ces guerres et il y a aussi tout ceux qui mendient quand ils n'ont plus rien

    5
    Samedi 8 Novembre 2014 à 11:53

    Chère CORINNE cette poésie interpelle le cœur le plus sensible...comme le dit si bien VICTOR HUGO....l'enfant n'est-il pas un oiseau? il est aussi beau que l'oiseau, mais il lui manque dans son nid, l'essentiel de la vie...l'attention et la chaleur de l'être humain, c'est un bien qu'il n'a pas et il reste seul dans un nid où son cœur à froid...alors il perd tous ses repaires et l'indifférence humaine à tort de laisser faire... il suffit pour s'en convaincre de lire le regard de cet orphelin : toute sa détresse et tout son chagrin...honte aux hommes de la terre qui restent impassibles à ne rien faire....tes mots chère CORINNE sont bouleversants, mais ils ont le mérite d'un constat, triste constat...sur ce manque de racines et sur cet abandon de ces pauvres orphelins...toute la détresse du monde se lit dans leurs yeux...ils sont dépouillés de tout et malheureux...il suffit tellement de peu pour leur redonner le sourire en leur tendant la main...je reste bouleversé de ton écrit il est celui d'une grande dame de cœur...il est celui d'un être humain hors du commun..puisse tes mots retentir partout où existe le silence des ces petits qui ne demande que de vivre avec le soleil dans leurs cœurs...le soleil c'est si peu, mais c'est toute la chaleur que l'âme des humains doit rendre pour que le monde soit meilleur...merci chère CORINNE de cet écrit ...bonne journée..je t'embrasse affectueusement...bien à toi
    VL/Claude

    4
    Samedi 8 Novembre 2014 à 11:43

    Bonjour Corinne,

    je refais enfin surface après une longue absence, Merci pour tes visites et tes gentils commentaire en cette période . Comme cela doit être dur d'être seul au monde, tu nous en a écrit un poème absolument magnifique et  bouleversant. Merci.

    Je t'embrasse très amicalement.

    Henri;

    3
    Samedi 8 Novembre 2014 à 11:10

    Quoi de plus douloureux que d'être seul au monde, ne plus avoir de repères, de racines, d'amour maternel et paternel, d'être à la dérive en permanence, ne plus avoir de port où s'amarrer .. 

    Ton poème est bouleversant chère Corinne

    Il fait frisquet depuis deux jours, seulement 5 - 6° mais la nature derrière chez moi est toujours aussi joliment colorée

    Plein de gros bisous doux comme des pétales de roses

    2
    Samedi 8 Novembre 2014 à 08:54

    Bonjour, Corinne,

    Nostalgie et peine dans ce beau poème...

    Il est vrai-hélas-que bon nombre des orphelins sont ignorés des sociétés mais il faut savoir que Dieu est là . Nous avons l'habitude de dire quand nous prions : "Notre père qui es aux cieux..." Ces orphelins ne sont pas orphelins proprement dit car ils ont un père qui veille sur eux sans cesse. Cette existence éphémère n'est rien à côté de la vie éternelle aux côtés de notre père céleste...

    Merci pour ce beau partage d'une réalité qui dérange les cœurs.

    Bon week-end sous le signe de la joie et du bien-être.

    Portez-vous bien.Salam !

    Tahar

    1
    MandelEden
    Samedi 8 Novembre 2014 à 08:45

    Il fait froid


    aux coeurs .


    Le soleil vient bientôt ?


    L'humanité , aurait elle besoin


    d'un réchauffement climatique ?


    Bon week end  CorpsRimes

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