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    En ce 8 mars, journée internationale des droits de la femme, je voulais ici, rendre hommage, à une femme exceptionnelle, dont la vie et l'engagement politique, fut et, reste encore un parcours, hors du commun, un combat pour la démocratie de son pays (La Birmanie). A inciter l'Occident à soutenir les réformes économiques et les droits politiques de son pays.

    Le film présente la vie d'Aung San Suu Kyi, une femme politique birmane, opposante de la junte, figure de proue de la non-violence, surnommée « The Lady », depuis 1988, année de son retour en Birmanie et du début de son engagement politique, jusqu'en 2007, lors du soulèvement populaire des moines bouddhistes contre la junte militaire au pouvoir. Le film de Luc Besson met plus particulièrement en scène le difficile combat politique non-violent d'Aung San Suu Kyi pour la liberté d'expression et la démocratie dans une Birmanie en proie à une dictature militaire oppressante et sanguinaire, ainsi que les répercussions de cette lutte sur sa vie de famille. Le film retrace aussi son histoire d'amour avec Michael Aris (David Thewlis), son époux, et le choix cornélien face auquel elle s'est trouvée confrontée : rentrer en Angleterre auprès de l'homme de sa vie atteint d'un cancer de la prostate ou poursuivre le combat pour la démocratie dans son pays.

    Malgré ses heures de gloire, notamment lorsque son parti, la Ligue nationale pour la démocratie, emporte les élections générales de 1990 et lorsqu'elle obtient le Prix Nobel de la paix en 1991, le film montre surtout le climat d'injustice et de menace permanente dans lequel vit la résistante birmane, ses années de liberté surveillée et le sort inhumain qui est réservé à nombre de ses partisans (notamment Leander Nichols, dont la fin tragique n'est cependant pas évoquée). La vie de famille prend aussi une grande place dans le récit du film, principalement le soutien courageux et inconditionnel de son mari, Michael Aris, duquel elle a été séparée pendant des années après qu'il a été interdit de séjour en Birmanie, et qu'elle n'a pu accompagner dans sa dernière maladie en 1999. Le film retrace une importante partie de l'histoire d'une femme qui a renoncé à son propre bonheur pour embrasser la cause de son peuple et ainsi donner une suite au combat politique de son père, le général Aung San, un nationaliste birman assassiné en 1947.

    Le tournage a débuté de manière très secrète en Thaïlande à l'été 2010. Aucune information n'avait filtré dans la presse, car Luc Besson ne voulait pas que le gouvernement birman fasse pression sur les autorités thaïlandaises pour expulser l'équipe. Le réalisateur y a donc débuté un tournage de manière incognito : « J'y suis allé cet été avec un visa que j'avais demandé, il y a un an, et muni d'une petite caméra numérique dont les images sont remarquables. En bermuda et en tongs, j'ai pu mettre en boîte des plans sur lesquels on incrustera, en postproduction, les comédiens et des figurants». À l'automne 2010, Luc Besson est rejoint par une équipe plus importante et engage de nombreux figurants. Malgré l'importance grandissante du tournage, rien ne filtre dans la presse, même pas en France. « J'avais demandé à tout le monde de rester discret sur ce projet, afin que les dirigeants birmans n'en aient pas connaissance et ne fassent pas pression sur le gouvernement thaïlandais pour nous expulser. […] Chez nous, l'information serait sortie rapidement. En Orient, non. C'est une question de philosophie et de respect»

    Le titre The Lady est également tenu secret au début du tournage : il aurait alerté les autorités birmanes, puisque c'est le surnom d'Aung San Suu Kyi. (Source Wikipédia)

    Aung San Suu Kyi le 17 novembre 2011 

    Née le 19 juin 1945 à Rangoun, Aung San Suu Kyi est la fille du général Aung San qui a négocié l’indépendance de la Birmanie et de son épouse Khin Kyi (en). Son nom est composé de celui de son père (Aung San), de sa grand-mère paternelle (Suu) et une partie de celui de sa mère (Kyi).Le 19 juillet 1947, presque six mois avant l'indépendance, son père est assassiné par des rivaux.

    Elle est secrétaire générale de la Ligue nationale pour la démocratie(LND), un parti opposé à la dictature en place en Birmanie. Son parti remporte les élections générales en 1990, mais elles sont annulées par le Conseil d'État pour la Paix et le Développement, parti de la junte militaire en place. Elle est alors placée en résidence surveillée par le pouvoir et ne peut exercer son activité politique. Durant son enfermement elle bénéficie d'un important soutien international dont celui de neuf lauréats du prix Nobel. Elle est libérée le 13 novembre 2010, puis est élue députée le 1er avril 2012, lors d'élections partielles remportées par son parti. Elle est surnommée « le papillon de fer » par ses partisans, et « la Dame de Rangoun » par les médias internationaux.

    Entrée au Parlement

    Toutefois, le parti reste très minoritaire dans la chambre basse qui compte 435 sièges, et les prochaines élections générales ne sont prévues que pour 2015.

    Refusant de prêter serment à la date prévue, le 23 avril 2012, Aung San Suu Kyi accepte finalement de prêter serment sur la Constitution le 2 mai 2012. Pour la première fois depuis 28 ans, la nouvelle députée franchit les frontières de son pays le 30 mai 2012, pour un séjour de six jours en Thaïlande où elle a assisté au Forum économique mondial sur l'Asie de l'Est, appelant à une amélioration de la justice en Birmanie, indispensable à des investissements étrangers bénéfiques. Elle a aussi rencontré de nombreux compatriotes dans la région de Bangkok et dans le camp de réfugiés de Mae La, où vivent de nombreux Karens. En juin 2012 elle effectue un tour d'Europe qui la conduit en Suisse, en Norvège, en Irlande, en Grande-Bretagne et en France. Son objectif est d'inciter l'Occident à soutenir la Birmanie sur la voie des réformes politiques et à favoriser son développement économique. Elle est reçue à Londres et Paris avec les honneurs réservés aux chefs d'État ; à Oslo elle reçoit,le 16 juin 2012, plus de vingt ans après son attribution, le Prix Nobel de la paix. Évoquant à la BBC les futures élections, elle se dit prête à diriger son pays, "si je peux le diriger de manière appropriée". Le 9 juillet 2012, Aung San Suu Kyi siège pour la première fois comme député à la chambre du parlement.

    (http://fr.wikipedia.org/wiki/Aung_San_Suu_Kyi)

      

      

      

      

      

      

      

      

     

    Je ne pouvais que lui rendre un bel et vibrant hommage à cette femme, cette rose exceptionnelle, par un poème. L’un de ses discours les plus connus, Libérez-nous de la peur (Freedom from Fear), commence ainsi :

    « Ce n’est pas le pouvoir qui corrompt, mais la peur : la peur de perdre le pouvoir pour ceux qui l’exercent, et la peur des matraques pour ceux que le pouvoir opprime… « Dans sa forme la plus insidieuse, la peur prend le masque du bon sens, voire de la sagesse, en condamnant comme insensés, imprudents, inefficaces ou inutiles les petits gestes quotidiens de courage qui aident à préserver respect de soi et dignité humaine. (...) Dans un système qui dénie l’existence des droits humains fondamentaux, la peur tend à faire partie de l’ordre des choses. Mais aucune machinerie d’État, fût-elle la plus écrasante, ne peut empêcher le courage de ressurgir encore et toujours, car la peur n’est pas l’élément naturel de l’homme civilisé »

    La rose et le papillon de fer 

    Il a suffit d’un doux battement d’ailes,

    D’une rose fragile, exceptionnelle,

    Pour qu’aux rizières de blés, d’un pays,

    Un papillon au péril de sa vie,

    Prenne son envol, bien loin des filets

    Captifs, des jougs, sur l’autel sacrifié,

    D’une vie, au nom de la liberté…

    Une rose aux pétales d’orchidées,

    Par sa force tranquille a fait lever

    Un vent d’espoir en promesses futures ;

    Une chrysalide, aux verdures

    D’un jardin, est devenu papillon

    De fer, aux fils de soie de ses saisons ;

    Belle, dans son élégance innée,

    C’est fait porte-parole des opprimés ;

    En mémoire de son père assassiné,

    A repris le flambeau au sang versé…

    Son charisme et son intelligence,

    A fait triompher l’esprit en régence ;

    Avec détermination et courage,

    fut élevée par les voix en suffrages,

    Au plus fort de son chemin solitaire,

    L'Amour sous ses pas a fleuri prospère,

    Et si des larmes ont baigné sa terre,

    Avec grâce, un papillon de fer, 

    C'est envolé bien loin des privations,

    Semer aux champs, graines en floraisons, 

    Porteuses d'espoirs d'un monde en mutation.

    La rose et le papillon de fer

    En battements d'ailes de lumière !

    CorpsRimes

    The Lady00054472

      

    Photographie d'un papillon

    très commun du nord de l'état Shan

    Myanmar - Birmanie

               

     

     

     

     

     

     

      

     

      

     

      

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